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lundi 12 avril 2010

LA DIRECTION DU CNRS SOUTIENT LES CLIMATOLOGUES


  L'Appel des scientifiques du climat contre les accusations de Claude Allègre commence à porter ses fruits. Alors qu'il était signé, hier soir (7 avril), de près de 600 chercheurs, le Président du Cnrs et la direction de l'Alliance AIIEnvi qui regroupe presque tous les organismes de recherche français sur l'environnement viennent de leur exprimer un soutien clair. En outre, lePrésident du Cnrs, Alain Fuchs, annonce sa décision de «saisir le Comité d'éthique du Cnrs» de cette affaire.
Voici le communiqué de la présidence du CNRS sur la recherche en climatologie.«À la suite de l’appel du 30 mars, de plusieurs centaines de scientifiques du climat aux «instances référentes de la recherche scientifique française», les principaux opérateurs de recherche impliqués en recherche environnementale ont publié vendredi 2 avril un communiqué (repris ci-dessous), sous l’égide de l’Alliance thématique AllEnvi. Le CNRS s’est associé tout naturellement à cette mise au point et réaffirme sa confiance dans les travaux des chercheurs en climatologie. Je saisirai pour ma part le Comité d’éthique du CNRS ainsi que le C3N sur ce sujet. Ces questions complexes doivent être traitées avec sérénité, et sans en rajouter dans la polémique.» Alain Fuchs Président du CNRS.
Libération le 7 avril 2010

Analyses critiques des livres de Courtillot et d'Allègre:

vendredi 2 avril 2010

Ensoleillement en 2009

Contrairement à certaines rumeurs, l'année 2009 n'a pas été moins ensoleillée que la moyenne.
On pourra trouver sur le site de Météo-France un bilan complet qui nous dit :

 Cette année, l’ensoleillement en France a été partout supérieur à la moyenne, un peu plus sensiblement sur la moitié ouest que sur l’est du pays. 

Si des zones avaient eu un bilan inférieur à la moyenne d'ensoleillement, elles apparaitraient en bleu.


mercredi 31 mars 2010

Le climato - scepticisme


Attention, la première caractéristique du climato-scepticisme est la quasi absence de scientifiques climato-sceptiques, et l'omni-présence de personnes véhiculant les idées climato-sceptique sans en apporter les éventuelles démonstrations.
En effet, si le doute et sa conséquence, le scepticisme, font partie de la démarche scientifique, le sceptique doit apporter le bien-fondé scientifique de sa démarche.
Peut-on qualifié de scientifique la position de l'église qui s'opposa à la théorie de rotondité de la terre de Galilée? Non bien sûr, affirmer la terre est plate ne suffit pas. On ne pourra pas plus qualifier de sceptiques les "pseudo-scientifiques" niant les conclusions du Giec. Le terme le plus approprié serait de les qualifier de "négationnistes".
Après lecture des notions de base de l'article précédent, on pourra opposer les centaines de chercheurs de haut-niveau de l'OMM qui oeuvrent dans leur domaine de compétence, à la poignée d'opposants non qualifiés. (1)


Naomi Oreskes : le "climato scepticisme" est une réalité politico-sociale complexe où de multiples processus sont à l'oeuvre. Il y a un phénomène assez courant, qu'illustre bien, aux Etats-Unis, le cas de Freeman Dyson, un physicien célèbre. Il s'agit de scientifiques âgés, qui ont eu énormément de succès à l'apogée de leur carrière et qui, à présent, reçoivent de moins en moins d'attention. Adopter des positions iconoclastes sur des sujets sensibles leur permet de continuer à bénéficier d'une certaine existence médiatique et scientifique. Au fond de tout cela il y a surtout, à mon avis, un désir irrépressible d'être sous les feux de la rampe. Je connais Claude Allègre (2), parce qu'étant géochimiste de formation j'ai étudié  précisément dans son domaine d'expertise. Pour moi, il s'inscrit dans cette catégorie.
Mais d'autres que lui défendent l'idée que la variabilité solaire ou le rayonnement Tem_1850_2007cosmique ont été sous-estimés?
Naomie Oreskes : Il existe également des scientifiques qui aiment avoir la posture de l'opposant; ils se font l'avocat du diable, ferraillent seuls contre tous et sans doute d'ailleurs croient-ils honnêtement contribuer de cette façon à faire avancer la science. En France, ce profil correspond sans doute à celui de Vincent Courtillot, directeur de l'Institut de physique du globe de Paris. Il a été au coeur d'un débat animé sur la cause de l'extinction des dinosaures, il y a quelques années. Face à l'idée dominante selon laquelle il s'agissait d'un impact d'astéroïde, Vincent Courtillot a toujours été un "sceptique", attribuant l'extinction à un épisode volcanique. Au plus vif du débat, même s'ils n'emportaient pas l'adhésion, ses arguments étaient respectés. Il s'agissait en effet d'un sujet sur lequel il avait travaillé toute sa vie et qu'il connaissait remarquablement bien. D'ailleurs une partie de la discussion est toujours ouverte, et son hypothèse sera peut-être un jour confirmée, totalement ou en partie. Sur les questions climatiques, il semble désormais adopter la même attitude, mais il connait beaucoup moins bien ce domaine. Et la dernière discussion que j'ai eue avec lui, lors d'un colloque à Londres, me conforte dans l'idée que, tout comme Claude Allègre, il n'a tout simplement pas assez travaillé sur le sujet pour que ses critiques soient crédibles.
La Recherche : Propos recueillis par Yves Sciama.

L'initiateur français de ces "négationnistes" fut le climatologue Marcel Leroux qui utilisa cette opposition au Giec pour entretenir son existence médiatique dans le seul but de faire passer sa théorie météorologique sur les AMP. (théorie largement dépassée, aujourd'hui, par la prédominance du calcul numérique dans la modélisation de l'atmosphère)
Professeur à Lyon III, il y trouvait une presse à sa mesure, apte à le publier sans préoccupation journalistiques au milieu des autres articles de ses collègues Faurisson , Gollnisch et confrères.
On le trouve publié aussi dans la nouvelle revue d'histoire décrite ainsi dans wikipedia
 Les principaux contributeurs de « la NRH » sont des sympathisants ou des proches de la « Nouvelle Droite » (souvent anciens membres du GRECE), courant issu du nationalisme européen, tels que Philippe Conrad, des historiens de sensibilité royaliste telle Anne Bernet, des universitaires tels Bernard Lugan (docteur en histoire, maître de conférence à l'université de Lyon III en histoire et géostratégie de la francophonie)
Par ailleurs les climato-négationnistes sont de préférence publiés dans la revue Akribeia dont le journal l'humanité nous dit :
et leurs avis répercutés par des bloggeurs qui se qualifient eux même de catholiques, nationalistes et libéraux.
Pendant la dernière campagne des régionales, LePen raillait la théorie du réchauffement au prétexte qu'il avait fait bien froid cet hiver...

Mais l'activité de ces "négationnistes" se tourne actuellement, plutôt vers l'idée qu'il faut faire naître un doute raisonnable sur les conclusions du Giec :
pour le plus grand profit des pollueurs et des industries du gaspillage organisé.

On trouvera des arguments techniques opposables aux "négationnistes" du réchauffement climatique dans les dossiers de Libération :

(1) Exemple: pour Météo-France, un service de recherche d'une soixantaine d'ingénieurs issus de l'école Polytechnique, et autant de docteurs en physique.
(1) Allègre , enseignant géophysicien, s'était forgé une sérieuse réputation de tricheur et de manipulateur.

Notions de base : l'ONU - l'OMM








L’OMM en bref

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) est l’institution spécialisée des Nations Unies qui fait autorité pour tout ce qui concerne l’état et le comportement de l’atmosphère terrestre, son interaction avec les océans, le climat qui en est issu et la répartition des ressources en eau qui en résulte.
L’OMM compte 189 États et territoires Membres (au 4 décembre 2009). Elle a succédé à l’Organisation météorologique internationale (OMI), qui a été fondée en 1873. Créée en 1950, l’OMM est devenue en 1951 une institution des Nations Unies spécialisée dans la météorologie (le temps et le climat), l’hydrologie opérationnelle et les sciences géophysiques connexes.
Comme le temps, le climat et le cycle de l’eau ignorent les frontières nationales, une coopération internationale efficace à l’échelle du globe est indispensable pour assurer le développement de la météorologie et de l’hydrologie opérationnelle et tirer avantage de leurs applications. L’OMM fournit le cadre d’une telle coopération internationale.





La surveillance du climat est vitale si l'on veut mieux appréhender les complexités du système et en améliorer la prévisibilité. Les données climatologiques et les informations connexes qui sont recueillies et diffusées permettent d'informer les utilisateurs de l'état du climat et de l'environnement. À cet égard, le Système mondial d'observation du climat(SMOC) et le Système mondial d'observation de l’océan (GOOS) jouent un rôle majeur dans la collecte des données requises pour mieux prévoir le climat et surveiller les changements climatiques.
Dans le cadre du Programme mondial de recherche sur le climat, l'OMM et ses partenaires encouragent les travaux de recherche sur le climat visant à améliorer la connaissance scientifique des fondements du système et des processus physiques en vue de déterminer dans quelle mesure il est possible de prévoir le climat et à quel point l'humanité influe sur ce dernier. Créé en 1988 et coparrainé par l'OMM, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) est chargé d'évaluer les informations scientifiques, techniques et socio-économiques qui permettent de mieux appréhender les risques liés aux changements climatiques d’origine humaine et de mettre au point différentes parades. L'OMM produit aussi chaque année une déclaration sur l'état du climat mondial.
Les activités de sauvetage des données permettent aux Services météorologiques et hydrologiques nationaux, en particulier ceux des pays en développement, d'accéder, à diverses fins, à des données anciennes.




Membres de l’OMM


mardi 30 mars 2010

dimanche 13 décembre 2009

Nous voulons un autre monde

Copenhague

Cages à lapins de la police danoise en place pour le sommet

vendredi 11 décembre 2009

Changement climatique, conférence de l’ONU à Copenhague: Pourquoi le syndicalisme s’en mêle

Les politiques actuelles sont dans l’impasse. Elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.
Le fameux « retour des États », c’est avant tout la nationalisation des pertes, tout cela sans aucun contrôle démocratique des salariés et de leurs représentants. La moralisation et la régulation de la course aux profits ne peuvent constituer des réponses sur le fond : il faut construire des alternatives contemporaines rompant avec le capitalisme.
Météo-France, est un Service Public particulièrement concerné par les problèmes du réchauffement climatique : Celui-ci met en danger les moyens d’existence et les vies de millions d’êtres humains. C’est bien dans le cadre de ses missions que l’établissement, notamment le CNRM (Recherche météorologique), est directement impliqué dans les travaux du GIEC.
Le réchauffement climatique est maintenant officiellement imputé à l’activité humaine et principalement au mode de production des sociétés industrialisées. D’ailleurs, le dernier rapport du GIEC corrèle directement le niveau d’élévation de la température et des océans à différents scénarii de modèles socio-économiques futurs de la planète. En ce sens, la délégation française à la dernière session plénière du GIEC (quatre membres, dont un de Météo-France) a expressément demandé une meilleure prise en compte des dimensions sociales dans les évaluations du GIEC : du point de vue des programmes d’information-communication-éducation, et du point de vue des comportements individuels, des modes de vie, des évolutions sociologiques pouvant accompagner l’adaptation et l’atténuation. Ce message a été appuyé notamment, de manière très claire, par le président du GIEC Rajendra Pachauri puis lors d’interventions ultérieures de plusieurs représentants.
Des organisations scientifiques et politiques appellent à une action urgente sur toute la planète. A la veille de la conférence de l’ONU sur le climat (Copenhague, du 7 au 18 décembre 2009), la CGT réaffirme qu’il ne peut y avoir de développement durable sans projet social.
Pour le SNM-CGT, cela passe nécessairement par la défense du Service Public, meilleur garant de l’intérêt général face aux lobbys de toutes sortes. Le SNM/CGT, dans ce contexte, reste mobilisé en continuant de s’investir dans sa campagne d’information sur le rôle de Météo-France en tant que Service Public national, mais aussi de proximité dans tous les départements. Il continue à mettre tout en œuvre pour participer à une convergence des luttes dans la Fonction Publique contre le démantèlement et la casse programmée de notre service public et pour son implication dans le développement durable.
Justice sociale, protection et promotion du travail, devoir de solidarité, sont parties intégrantes de la réponse à la dégradation de l’environnement et au réchauffement climatique.

(SNM/CGT : Syndicat National de la Météorologie CGT )

La taxe carbonne: injuste et inefficace

La taxe carbone vient d’être adoptée dans le projet de budget et entre en vigueur le 1° janvier 2010. Lors du Grenelle la CGT avait fait part de son avis : parmi les instruments de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), la taxation joue un rôle moyennant certaines conditions.
A la fin de l’été le CCN de la CGT a demandé une position nette vis à vis du projet de taxe soumis par le gouvernement. Nous l’avons qualifié d’injuste et inefficace, comme d’autres forces syndicales, associatives ou politiques.

Un niveau évolutif et un dispositif qui serait fiscalement « neutre » ?

Le niveau de taxe est fixé en 2010 à 17 €/T CO2 et se traduit par une taxe additionnelle à la taxe de consommation sur les énergies fossiles (fioul, gaz, carburants). Ce niveau augmenterait progressivement selon l’avis d’une « commission verte » pour se rapprocher de 100 €/T, estimé comme le signal prix efficace pour des décisions d’investissements de rupture avec les consommations d’énergies carbonées.
Pour la neutralité fiscale proclamée par le gouvernement, le produit de la taxe carbone serait redistribué aux ménages et aux entreprises au nom du pouvoir d’achat des uns et de la compétitivité des autres… C’est ici que les injustices se cumulent…

Un système particulièrement injuste et à l’efficacité douteuse …

Les chèques annuels aux ménages seraient de 46 € par adulte (zone desservie par des  transports en  commun) ou de 61 €(ailleurs), avec 10 € par enfant ou personne à charge. Sont ignorés niveau de revenus, patrimoine, capacité contributive. Le « bonus-malus » fonctionnerait selon la différence que chacun établirait entre ces crédits et les débits du cumul de taxes additionnelles payées lors de ses achats de carburants, de gaz ou de fioul. En théorie, les « gagnants » seraient ceux qui achètent moins ou rien, les « perdants » étant ceux qui roulent ou se chauffent « sans compter », sans personne à charge ! L’effet du signal-prix repose sur la modélisation du « consentement à payer » : la théorie libérale garantirait l’optimisation par le cumul des bonnes décisions individuelles, calculettes en main, dès lors que les prix intègrent bien les externalités grâce à l’intervention étatique, afin d’aider le marché du carbone à s’installer. L’efficacité de cette théorie est loin d’être démontrée. Les entreprises des activités
industrielles relevant des quotas d’émission de la directive 2003/ 87/CE (en France, 38 % des émissions de CO2) seront exonérées de taxe carbone. Relevons que ces permis d’émission sont aujourd’hui délivrés gatuitement par l’Etat. En revanche, ils sont négociables selon la directive, échangeables sur un marché d’achats et de ventes de quotas de CO2 au prix libre, actuellement de 30 €/T. La majorité des entreprises ne relevant pas de ces permis d’émission de GES, acquitteront la taxe carbone mais auront le « bonus » suivant : la suppression de la taxe  professionnelle (TP 30 milliards d’€ perçus par les collectivités territoriales).

Le PLF 2010 présente ainsi le transfert d’une fiscalité « nocive » vers une fiscalité « vertueuse », en assurant que les recettes de la taxe carbone seront restituées aux entreprises.
En réalité leurs gains seront bien supérieurs, même si on ne connaît pas encore précisément les montants de la « contribution territoriale » qui se substituera partiellement dans les années à venir à la Taxe Professionnelle. Autres facilités pour les entreprises : des réductions de taxe carbone comme de TIPP, pour les secteurs gros consommateurs de carburant (transport routier, agriculture…) et pour les entreprises soumises à la concurrence communautaire ou internationale, comme prévu par la directive 2003/96/CE relative à la taxation des produits énergétiques.

On l’aura compris, autant de modalités injustes et inefficaces.

(UGFF-CGT Fonction publique n°169 octobre 2009)

jeudi 10 décembre 2009

Développement durable : Les consommateurs s’associent avec les producteurs pour demander une démarche cohérente !

« Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde », ces propos d’Albert Camus pourraient être appliqués à l’utilisation abusive qui est faite aujourd’hui du développement durable. En effet, le réduire aux enjeux environnementaux c’est oublier les enjeux économiques et sociaux. Ainsi, lorsque la France, pour écouler ses stocks de poudre de lait pratique des aides à l’exportation, elle participe à l’appauvrissement des populations du sud et ne contribue pas du tout au développement durable.
Pour l’association de défense des consommateurs salariés, INDECOSA-CGT et l’association des producteurs de lait indépendants (APLI), le temps est venu pour les producteurs et les consommateurs de s’associer pour refuser ensemble un modèle qui dresse les citoyens les uns contre les autres.
Les producteurs sont laissés à la merci des grandes firmes multinationales. Avec le prix perçu pour produire un litre de lait, ils ne pourront pas garantir dans le temps la sécurité alimentaire pour le consommateur, le bien être animal et le respect de l’environnement. Quant aux consommateurs, ils subissent régulièrement des augmentations de prix non justifiées. Pour remédier à cette injustice, le gouvernement doit mettre en place un dispositif de concertation entre producteurs, consommateurs, industriels et grandes distributions.
Ainsi, pour chaque négociation autour du prix des matières premières agricoles, les partenaires devront se mettre d’accord sur un cahier des charges qui tiendrait compte des trois piliers du développement durable.
Montreuil, le 31 mars 2009,
INDECOSA-CGT APLI Arnaud FAUCON Pascal MASSOL Secrétaire National Président
06 84 99 16 15
06 70 51 73 03